À Saint-Jean-de-Minervois, le chanvre s’invite comme levier d’autonomie et de relocalisation agricole
Lundi 19 Janvier 2026 à 23h38
Autonomie des territoires, transition écologique et création de valeur locale : tels ont été les fils conducteurs de la réunion technique consacrée au chanvre, organisée le vendredi 16 janvier 2026 à Saint-Jean-de-Minervois, à l’initiative d’élus des communes de Pardailhan et de Saint-Jean-de-Minervois.
Dans un contexte de déprise agricole marqué par l’arrachage de vignes et la recherche de cultures alternatives viables, le chanvre apparait désormais comme une piste sérieuse. Tout au long de la soirée, les échanges ont permis de dresser un panorama complet de cette plante aux multiples atouts : exigences agronomiques, matériels nécessaires à la culture, à la récolte et à la transformation, mais aussi débouchés économiques et perspectives de rentabilité. Présenté comme une culture idéale en tête de rotation, le chanvre séduit par sa sobriété, sa résilience, son potentiel agronomique et sa capacité à régénérer les sols.
La discussion a également mis en avant le rôle que pourrait jouer le chanvre en faveur non seulement de la souveraineté alimentaire locale, mais aussi de la relance de la polyculture afin de renforcer la biodiversité, l’équilibre naturel des autres productions (dont la vigne) ainsi que la réapparition d’insectes, d’oiseaux et autres organismes bénéfiques pour l’environnement.
Graine oléagineuse (chènevis), fleur, fibre, chènevotte, poussières : tout, dans la plante, peut être valorisé, sans générer de déchets. Une polyvalence qui ouvre la voie à des usages ali-mentaires, artisanaux, industriels et de bien-être.
Trois opérateurs locaux, déjà engagés dans la production de chanvre et ses dérivés trans-formés, ont partagé leur expérience lors de la réunion. L’association Hempinova, présidée par Jean Poulet, ainsi que les sociétés biterroises La Fleur des Chanvres et Chanvre d’Aquí, ont présenté leur projet commun : contribuer à l’émergence d’une filière locale, biologique et équitable dans l’ouest-Hérault. Franck Bocognano et Pierre-Guy Rambaut, de La Fleur des Chanvres, entreprise spécialisée dans le chanvre bien-être, se sont dit prêts à acheter les fleurs produites par de nouveaux chanvriers, des Hauts-Cantons notamment, à condition que les cultures soient menées en agriculture biologique et dans des conditions rigoureuses.
Plusieurs participants ont ensuite manifesté leur volonté de se lancer dans l’aventure chan-vrière et appelé à mutualiser les moyens, en créant, pourquoi pas, des outils comme les Cu-ma au sein desquelles des agriculteurs et agricultrices investissent ensemble dans du maté-riel et s'organisent pour utiliser ces équipements sur leur exploitation.
Cette rencontre, qui en appelle d’autres, est déjà un succès tant elle a permis à des acteurs du monde agricole à la recherche de nouveaux débouchés de se rencontrer et d’imaginer un futur durable autour d’une culture millénaire qui connaît un regain d’intérêt considérable. Le fait que des élus communaux amorcent et encouragent la démarche n’est pas anodin, quand on sait que les communes disposent de réserves foncières susceptibles de recevoir une production agricole, dès lors qu’elle entre dans l’intérêt public local.
Ce projet de filière pourrait bénéficier du soutien du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, dans le cadre de son Projet Alimentaire Territorial (PAT). L’objectif : fédérer les acteurs du territoire autour des enjeux alimentaires, d’isolation et de construction ; relocaliser l’agriculture et promouvoir le développement d’une alimentation durable, de qualité et ac-cessible à tous.
À Saint-Jean-de-Minervois, à Pardailhan et plus largement dans les Hauts-Cantons, le chanvre n’est donc plus seulement une plante : il devient un vecteur de reconversion agri-cole, d’innovation territoriale et de reprise en main locale des ressources.
Pour tout contact, demande de renseignement ou s’informer sur le projet de filière, tél : 0624742725
Dans un contexte de déprise agricole marqué par l’arrachage de vignes et la recherche de cultures alternatives viables, le chanvre apparait désormais comme une piste sérieuse. Tout au long de la soirée, les échanges ont permis de dresser un panorama complet de cette plante aux multiples atouts : exigences agronomiques, matériels nécessaires à la culture, à la récolte et à la transformation, mais aussi débouchés économiques et perspectives de rentabilité. Présenté comme une culture idéale en tête de rotation, le chanvre séduit par sa sobriété, sa résilience, son potentiel agronomique et sa capacité à régénérer les sols.
La discussion a également mis en avant le rôle que pourrait jouer le chanvre en faveur non seulement de la souveraineté alimentaire locale, mais aussi de la relance de la polyculture afin de renforcer la biodiversité, l’équilibre naturel des autres productions (dont la vigne) ainsi que la réapparition d’insectes, d’oiseaux et autres organismes bénéfiques pour l’environnement.
Graine oléagineuse (chènevis), fleur, fibre, chènevotte, poussières : tout, dans la plante, peut être valorisé, sans générer de déchets. Une polyvalence qui ouvre la voie à des usages ali-mentaires, artisanaux, industriels et de bien-être.
Trois opérateurs locaux, déjà engagés dans la production de chanvre et ses dérivés trans-formés, ont partagé leur expérience lors de la réunion. L’association Hempinova, présidée par Jean Poulet, ainsi que les sociétés biterroises La Fleur des Chanvres et Chanvre d’Aquí, ont présenté leur projet commun : contribuer à l’émergence d’une filière locale, biologique et équitable dans l’ouest-Hérault. Franck Bocognano et Pierre-Guy Rambaut, de La Fleur des Chanvres, entreprise spécialisée dans le chanvre bien-être, se sont dit prêts à acheter les fleurs produites par de nouveaux chanvriers, des Hauts-Cantons notamment, à condition que les cultures soient menées en agriculture biologique et dans des conditions rigoureuses.
Plusieurs participants ont ensuite manifesté leur volonté de se lancer dans l’aventure chan-vrière et appelé à mutualiser les moyens, en créant, pourquoi pas, des outils comme les Cu-ma au sein desquelles des agriculteurs et agricultrices investissent ensemble dans du maté-riel et s'organisent pour utiliser ces équipements sur leur exploitation.
Cette rencontre, qui en appelle d’autres, est déjà un succès tant elle a permis à des acteurs du monde agricole à la recherche de nouveaux débouchés de se rencontrer et d’imaginer un futur durable autour d’une culture millénaire qui connaît un regain d’intérêt considérable. Le fait que des élus communaux amorcent et encouragent la démarche n’est pas anodin, quand on sait que les communes disposent de réserves foncières susceptibles de recevoir une production agricole, dès lors qu’elle entre dans l’intérêt public local.
Ce projet de filière pourrait bénéficier du soutien du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, dans le cadre de son Projet Alimentaire Territorial (PAT). L’objectif : fédérer les acteurs du territoire autour des enjeux alimentaires, d’isolation et de construction ; relocaliser l’agriculture et promouvoir le développement d’une alimentation durable, de qualité et ac-cessible à tous.
À Saint-Jean-de-Minervois, à Pardailhan et plus largement dans les Hauts-Cantons, le chanvre n’est donc plus seulement une plante : il devient un vecteur de reconversion agri-cole, d’innovation territoriale et de reprise en main locale des ressources.
Pour tout contact, demande de renseignement ou s’informer sur le projet de filière, tél : 0624742725





